Page:Hugo - La Fin de Satan, 1886.djvu/82

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Nemrod dans ce char, noir comme l’antique Erèbe,
Mit un siège pareil à son trône de Thèbe,
Et cent pains de maïs et cent outres de vin.
Zaïm n’essayait pas même un murmure vain ;
Et dans la cage, auprès de sa chaise thébaine,
Le roi fit accroupir l’eunuque au front d’ébène ;
Et les cèdres disaient : Que va-t-il se passer ?
Sur la cage inquiète et prête à traverser
Des horizons nouveaux et d’étranges tropiques,
Les quatre aigles criaient au pied des quatre piques.

Alors, une tiare au front comme Mithra,
Nemrod, son arc au dos, sa flèche au poing, entra
Dans la cage, et le roc tressaillit sur sa base ;
Et lui, sans prendre garde aux frissons du Caucase,
Vieux mont qui songe à Dieu sous les soirs étoilés,
Coupa la corde, et dit aux quatre aigles : Allez.

Et d’un bond les oiseaux effrayants s’envolèrent.


III

Et dans l’imme