Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/214

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lettres ; je suis resté bien avec Zola, avec Goncourt, malgré ses Mémoires, je les vois rarement d’ailleurs ; les autres jamais. Je ne connais que Dumas fils, mais nous ne faisons pas le même métier… et nous ne parlons jamais littérature… il y a tant d’autres choses !…

J’ouvrais des yeux comme des hublots.

— Oui, dis-je, connaissant son goût pour ce sport, — le yachting…

— Tant d’autres ! Tenez, monsieur, la preuve que je ne vous mens pas, c’est qu’on est venu il n’y a pas si longtemps m’offrir l’Académie… on m’a apporté vingt-huit noms sûrs, j’ai refusé, et les croix, et tout cela ; non vraiment je ne m’intéresse pas… n’en parlons plus, monsieur, je vous en prie.., »

Voilà l’avis très las et très splénétique de M. de Maupassant sur l’évolution littéraire.


M. PAUL ALEXIS


J’ai demandé à M. Paul Alexis, le plus fidèle des Médanistes, son avis pour cette enquête. Il est en ce moment à Aix en Provence. Voici la dépêche que j’ai reçue de lui :

« Naturalisme pas mort. Lettre suit. »

Puis la lettre que m’annonçait cette dépêche.