Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/110

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


la réfraction régulière, mais qu’elles s’en écartent, en s’éloignant davantage de l’angle solide équilatéral du cristal ; parce que cela s’ensuit de tout ce qui a été démontré jusqu’ici de la réfraction irrégulière, et qu’il est surtout évident par ces dernières démonstrations, où l’on voit que le point I paraît par la réfraction irrégulière en S, dans la perpendiculaire D P, dans laquelle doit aussi paraître l’image du point P par la réfraction régulière, mais non pas l’image du point I, qui sera à peu près directement au-dessus de ce même point, et plus haute que S.

Mais pour ce qui est du rehaussement apparent du point I dans les autres positions des yeux au-dessus du cristal, outre les deux positions que nous venons d’examiner, l’image de ce point paraîtra, toujours par la réfraction régulière entre les deux hauteurs de D et C, passant de l’une à l’autre, à mesure qu’on tourne à l’entour du cristal immobile en regardant dessus. Et tout ceci se trouve encore conforme à notre hypothèse, comme un chacun pourra s’en assurer, après que j’aurai montré ici la manière de trouver les réfractions irrégulières, qui appartiennent à toutes les autres sections du cristal, outre les deux que nous avons considérées. Posons quelqu’une des faces du cristal, dans laquelle soit l’ellipse H D E (Fig. 42), dont le centre C soit aussi le centre du sphéroïde H M E, dans lequel s’étend la lumière, et dont ladite ellipse est la section. Et que le rayon incident soit R C, dont il faille trouver la réfraction.

Soit mené un plan passant par le rayon R C, et qui soit perpendiculaire au plan de l’ellipse H D E,