Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/118

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afin de donner occasion à d’autres de la chercher. Il semble qu’il faudrait faire encore d’autres suppositions outre celles que j’ai faites, qui ne laisseront pas pour cela de garder toute leur vraisemblance, après avoir été confirmées par tant de preuves.

Le phénomène est, qu’en prenant deux morceaux de ce cristal, et les appliquant l’un sur l’autre, ou bien les tenant avec de l’espace entre deux, si tous Figure 46 : Réfractions d’un rayon lumineux dans deux lames parallèles de spath d’Islande ; effet de la polarisation des premiers rayons réfractés sur la seconde série de réfractions.
Fig. 46.
les côtés de l’un sont parallèles à ceux de l’autre, alors un rayon de lumière, comme A B (Fig. 46), s’étant partagé en deux dans le premier morceau, savoir en B D et en B C, suivant les deux réfractions, régulière et irrégulière, en pénétrant de là à l’autre morceau, chaque rayon y passera sans plus se partager en deux ; mais celui qui a été fait de la réfraction régulière, comme ici D G, fera seulement encore une réfraction régulière en G H, et l’autre, C E, une irrégulière {{lié|en E F}. Et la même chose