Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/91

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


en T et t, les distances M T, M t, seront aussi égales. Et ainsi s’explique parfaitement, par notre hypothèse, le phénomène ci-dessus rapporté, savoir que quand il y a deux rayons également inclinés, mais venant de côtés opposés, comme ici les rayons R C, r C, leurs réfractions s’écartent également de la ligne que suit la réfraction du rayon perpendiculaire, en considérant ces écarts dans la parallèle à la surface du cristal.

30. Pour trouver la longueur de la ligne N, à proportion des C P, C S, C G, c’est par les observations de la réfraction irrégulière qui se fait dans cette section du cristal, qu’elle se doit déterminer, et je trouve par là que la raison de N à G C est tant soit peu moindre que de 8 à 6. Et ayant encore égard à d’autres observations et phénomènes, dont il sera parlé après, je mets N de 166 962 parties, desquelles le demi-diamètre C G est trouvé en contenir 98 779, ce qui fait cette raison de 8 à 5 1/29. Or cette proportion, qui est entre la ligne N et C G, se peut appeler la proportion de la réfraction, de même que dans le verre celle de 3 à 2, comme il sera manifeste après que j’aurai expliqué ici un abrégé de la manière précédente pour trouver les réfractions irrégulières.

31. Supposé donc, dans cette autre figure (Fig. 29), comme auparavant, la surface du cristal g G, l’ellipse G P g, et la ligne N ; et C M la réfraction du rayon perpendiculaire F C, duquel elle s’écarte de 6 degrés 40 minutes, soit maintenant quelqu’autre rayon R C, dont il faille trouver la réfraction.