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LA SŒUR ROSE

tin ; la porte qui séparait le boudoir de la cellule était hermétiquement fermée, la religieuse avait disparu ; parmi les convives, que gagnait l’ivresse, s’était assise une nouvelle venue, une femme qui semblait dominer ce délire tout en le partageant.

— Ah ah dit le diable, te voilà bien embarrassé et par ce que tu vois là tu ne comprends plus grand’chose à mon œuvre. Pauvre petite intelligence qui ne sait rien deviner ! spectateur de province à qui il faut allumer les quinquets et le lustre, à qui il faut des décorations et des costumes ! Il y en a même qui sont obligés de lire la comédie qu’on leur joue Ainsi es-tu fait, mon brave homme. Heureusement je suis là pour t’expliquer toute cette scène, dont la moitié est déjà dans l’ombre. Écoute donc. — Louise, la jeune et belle marquise de Cintrey, épouse et mère, eut bientôt compris qu’elle était à bout de toutes les félicités conjugales. En vain son mari, le marquis de Cintrey, était cité dans le monde comme un ri-