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les mémoires

sourire, de longs cheveux ; qu’elle fût parée, éclatante. Je renvoyai une fois à Flaccus sa chanteuse Livie qu’il m’avait adressée, avec ce petit billet : « Je ne veux pas, Flaccus, d’une maîtresse efflanquée, à qui mes bagues pourraient servir de bracelets, qui me poignarde de ses genoux, et dont l’échine est dentelée comme une scie. Je ne veux pas davantage d’une maîtresse qui peserait un millier : j’aime la chair, non la graisse. »

Maintenant que j’ai parlé de mes amitiés et de mes amours, me sera-t-il permis de parler aussi de mes ouvrages ? Je sais que j’ai bien à les défendre : ils ont été attaqués en même temps par de très-honnêtes gens et par les plus vils des hommes ; les Zoïles de mon temps ne m’ont pas laissé de relâche, tant ils avaient le désir de voir leurs noms fangeux écrits dans mes vers. J’ai refusé de répondre aux Zoïles, je dois répondre aux honnêtes gens. Les reproches que me font ceux-là sont de plusieurs sortes, mais ils ne