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CONTES D’HIER

pêcher de dire : « Mon Dieu ! il y a un siècle que je ne suis passée de ce côté ! » Ce qui provoqua chez son compagnon un large sourire accompagné d’un pétillement des yeux. Ils tournèrent à un autre coin et Claire eut une autre exclamation : « Mais, mais… C’est joli monsieur Deland !!!… »

Devant eux, à l’ancienne place d’un lot vacant s’élevait un cottage, aux formes d’une élégance très pure et fraîchement terminé, cela se devinait ; Claire ne l’avait jamais vu auparavant et elle demeurait ravie d’admiration. Un certain espace de terrain séparait la maisonnette du trottoir ; là s’élevaient du côté droit les troncs robustes de deux gros vieux arbres, dont les branches noueuses, chargées de feuilles, s’étendaient au-dessus du toit comme des bras gardiens. Claire demanda, et sa voix s’altérait d’émotion.

— Monsieur Deland, c’est vous qui avez fait les plans ?

— Oui, en êtes-vous satisfaite, Claire ? J’avais prié vos parents de vous surveiller pour que vous ne puissiez venir de ce côté avant que le tout soit bien fini, voilà pourquoi je vous ai dit : « C’est une surprise ! » Venez, nous allons visiter l’inté-