Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/122

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phie, et vous sentirez alors la différence de vos jouissances. Tout rempli de ces idées philosophiques, je formai le plus beau projet qu’il fût possible de concevoir. Je proposai à ma compagne de jouir du bonheur dont nous avions l’image sous les yeux ; je lui proposai de renoncer à l’état de vagabond pour prendre celui de villageois. C’est, lui dis-je, celui qui nous rapproche le plus de la nature ; c’est celui qui procure à l’homme le plus de douceurs et de consolations ; l’habitant des campagnes vit sous le chaume heureux et tranquille, il y coule une existence paisible, sans remords comme sans ambition ; il y trouve les premiers besoins de la vie, et rare-