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ANNÉE 1887


Jeudi 6 janvier.


Mon journal m’assomme tellement que je n’ai as eu le courage de le faire et que c’est Fernande qui écrit sous ma dictée — (aussi c’est que de sa main gauche ça ne va pas trop vite)1 — et pendant ce temps, elle ne peut pas faire le sien. J’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer.

D’abord, mon journal de communion, je le ferai séparément. Je crois bien que je mens moins. mais en revanche, je ne sais pas si je deviens moins paresseuse.

J’ai eu des quantités de choses pour le premier de l’an :

I. Maman : 1° Un coffret à bijoux bois d’olivier, appliques de nickel avec cuvettes, capitonné satin et velours. 2° Monocle avec vues. Quand nous sommes allées à Nîmes, maman en a acheté 6 qu’elle m’a données.

II. Tante Gabrielle, Tonton Lionel z Une boîte à gants maroquin rouge, coins nickel travailles. Au milieu, mon initiale très bien gravée.

III. Tante Alice z Carnet de visites rouge, coins d’acier.

IV. Les Tantes : boîtes de bonbons à doubles battants.

V. Tante Hélène : jeu de solitaire, jeu de dames, échiquier, cheval blanc.

VI. Alexandrine : sac de bonbons.

VII. Jeanne : porte-monnaie semblable au carnet de visites.

I. Observation de Fernande.