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ANNÉE 1887

tures, j’ai cru que c’était Kroumir, et je me suis demandé comment Mme Vernhette laissait coucher ce chien dans son lit. Hier, voici quels ont été nos repas à l’hôtel :

DÉJEUNER. DÎNER. Olives, clovisses. Potager Galantine truffée. Croquettes de volaille. Omelette. Croquettes de poisson. Noix de veau sauce champignons Noix de veau. Chicorée. Thon grillé. Gigot. Côtelettes, pommes de terre. Raves. Dessert. Dindonneau. Dessert.

Bref, c’était exquis.

Je crois que ça n’a pas été trop mal au moral : je fais mieux mes prières ; ah ! ce n’était pas de luxe !

Il faut que je termine pour raccommoder des boutons à mes pantoufles.

Lundi 7 février.

je n’ai qu’un tout petit bout de temps car nous allons dîner, alors je commence vite. Je suis assez contente de moi aujourd’hui, je n’ai pas perdu mon temps; seulement, je crois avoir fait une ou deux petites craques assommantes qui viennent me gâcher ma journée. En ce moment, Fernande fait son règlement de vie; moi, je viens d’avancer un bon bout de mon devoir de Monsieur le Curé. J’e5père le finir après-demain et le recopier jeudi.

Hier, j’ai lu dans Victor Hugo Lahon’s. En somme, c’est son histoire ; son éducation a été faite par un prêtre qui lui enseignait son à 12m près, car, comme il le dit, toutes les religions sont des à peu près et qu’un brise l’esprit des enfants en la leur enseignant, mais qu’heureusement il ne leur en restait pas toujours tant que cela, preuve : Voltaire. Où a-t-il la tête ? Eh bien,