Page:Journal de l’agriculture, du commerce et des finances - septembre 1765 - T2 - Part 1.djvu/66

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dérés dans l’état de solitude et dans l’état de multitude.

Les hommes étant envisagés comme dispersés de maniere qu’ils ne puissent avoir entr’eux aucune communication, on apperçoit qu’ils sont complettement dans l’état de pure nature et d’entiere indépendance, sans aucun rapport de juste et d’injuste relativement les uns aux autres. Mais cet état ne peut subsister que le temps de la durée de la vie de chaque individu ; ou bien il faudroit supposer que ces hommes vivroient au moins, chacun avec une femme, dans leur retraite, ce qui changeroit entierement l’hypothèse de leur état de solitude ; car cette association d’une femme et des enfans qui surviendroient, admettroit un ordre de dépendance, de justice, de devoirs, de sûreté, de secours réciproques.

Tout homme est chargé de sa conservation sous peine de souffrance, et