Page:Journal de l’agriculture, juin 1766, T5, P3.djvu/26

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des dépenses que les Propriétaires peuvent faire à la classe stérile ; & c’est ce qui constitue la différence du luxe de subsistance & du luxe de décoration. Les effets du premier ne sont pas à craindre comme ceux de l’autre.

Celui qui achète un litron de petits pois 100 livres les paye à un cultivateur qui les emploie en dépenses de culture à l’avantage de la reproduction annuelle. Celui qui achète un galon d’or 100 livres le paye à un ouvrier qui en emploie une partie à racheter chez l’étranger la matière première ; il n’y a que l’autre partie employée en achats pour sa subsistance, qui retourne à la classe productive, & qui retourne à la classe productive. Si ce qui a passé en achats chez l’Etranger revient à la classe productive (comme cela doit en effet arriver ordinairement par la réciprocité naturelle du commerce) cela ne peut se faire qu’à la charge des frais de commerce qui y causent une diminution, & empêchent ce retour d’être complet.