Page:Journal de l’agriculture, juin 1766, T5, P3.djvu/27

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Deuxieme observation


Des dépenses de simple consommation sont des dépenses qui s’anéantissent elles-mêmes sans retour ; elles ne peuvent être entretenues que par la classe productive, qui, quant à elle, peut se suffire à elle-même : ainsi elles doivent, quand elles ne sont pas employées à la reproduction, être regardées comme des dépenses stériles & même comme nuisibles, ou comme dépenses de luxe, si elles sont superflues & préjudiciables à l’agriculture.

La plus grande partie des dépenses des propriétaires sont de la même nature ; on n’en peut excepter que celles qu’ils font pour la conservation & l’amélioration de leurs biens & pour l’accroissement de leur culture. Mais comme ils sont de droit naturel chargés de ces dépenses, des soins de la régie & des réparations de leur patrimoine, ils ne peuvent pas être confondus avec la partie de la population qui forme la classe purement stérile.