Page:Journal des économistes, 1843, T7.djvu/12

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’exercice de la charité, sur les colonies de Mettray et d’Ostwald, sur la polygamie musulmane et ses effets économiques, ont pris place dans ce recueil. L’enseignement professionnel, l’enseignement secondaire, ont fourni des pages nombreuses à notre collection. Des lettres sur le régime pénitentiaire exposent aux lecteurs l’état actuel de la question dans tous les pays de l’Europe et du Nouveau-Monde,

Les postes, leur réforme probable, les patentes et l’avenir de cet impôt , ont eu leur tour, lue suite d’articles sur les intérêts municipaux, des comptes-rendus des travaux des conseils généraux, initient le lecteur au mécanisme de nos lois actuelles, aux devoirs des citoyens envers la communauté ; c’est la vie publique à son origine : il serait à souhaiter qu’elle fût plus souvent prise au sérieux.

Ces travaux originaux et bien d’autres qui remplissent les six volumes de la collection n’ont pas empêché que le journal ne rendît compte des ouvrages les plus importants qui ont paru dans les matières qui l’occupent. Cette partie critique recevra à l’avenir de notables développements.

Des bulletins spéciaux tiennent le lecteur au courant des faits saillants d’économie industrielle et pratique. Une bibliographie choisie complète ces additions à la collaboration originale.

L’Institut, qui fournit à notre recueil un grand nombre de ses meilleurs Mémoires, devait y avoir le droit de bourgeoisie. Depuis quelques mois, le compte-rendu des travaux de l’Académie des sciences morales et politiques a été ajouté à notre rédaction. Cette Académie comprend sa haute mission. Régularisatrice des travaux, directrice des efforts des penseurs, son opinion est d’un grand poids dans le domaine de la science économique. Nous la voyons avec plaisir descendre aussi dans le domaine des faits, et nous aimons à constater cette tendance utilitaire.

Il appartenait au Journal des Économistes d’honorer la mémoire des hommes enlevés à la science. L’illustre Sismondi a trouvé parmi nos collaborateurs un appréciateur éclairé de ses œuvres, et Buret, ravi si jeune à ses illusions, a donné à son savant ami le triste avantage de déposer sur sa tombe quelques expressions de regret.

L’influence du journal , basée d’abord sur le nom de ses collaborateurs, est désormais assise sur les mémoires qu’ils lui ont congés. On peut voir par le résumé que nous venons de faire qu’il a souvent pris l’initiative sur les questions les plus importantes. Il a nettement exposé sa doctrine sur chacune de ces questions, et, nous le répétons à dessein, il n’a pas été sans influence sur leur solution. Consulté avec fruit par les journaux et les législateurs, il leur a fourni tous les éléments du travail ; il a déduit pour eux les chiffres et les conclusions qu’ils cherchaient.

Le Journal des Économistes a été accueilli avec faveur à l’étranger. C’est à la modération de ses expressions, à la droiture de ses intentions,