Page:Journal oeconomique - avril-juin 1752.djvu/10

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Sur les
Bourgeons
par cette ſeule conſidération mérite de leur part une attention ſingulière. Voici le fait.

J’avois fait porter, l’automne dernier, mes choux dans un caveau, où je garde ordinairement mes herbages; & faute de place on en avoit mis une bonne partie ſur des planches poſées en haut de ce caveau. Les choux étoient parés comme pour être portés au marché, c’est-à-dire, qu’on en avoit attaché les grandes feuilles inutiles, & coupé la tige tout contre la tête. Le 17 Décembre je m’aviſai de les visiter, & je trouvai qu’à l’endroit où on les avoit coupés il ſ’étoit formé autour de la moëlle une eſpece de bourlet, d’où ſortoient indifféremment de petites pointes, qui reſſembloient à des racines. J’obſervai à-peu-près la même choſe dans tous les choux. J’en choiſis un dont le bourlet m’avoit paru des plus gros ; & l’ayant mis à part, je vis avec étonnement quelques jours après, que ce même bourlet avoit pouſſé quantité de racines les unes auprès des autres, parmi lesquelles il ſ’en trouvoit déja de longues d’en-