Page:Kant - Doctrine du droit.djvu/58

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morales et par conséquent aussi tous les droits comme tous les devoirs) que par l’impératif moral, lequel est un principe de devoir, d’où l’on peut ensuite dériver la faculté d’obliger les autres, c’est-à-dire le concept du droit


II.

Comme, dans la doctrine des devoirs, l’homme peut et doit être considéré au point de vue de la propriété qu’il a d’être libre, laquelle est toute supra-sensible, par conséquent aussi dans ce qui constitue essentiellement en lui l’humanité, c’est-à-dire comme une personnalité indépendante de toute détermination physique (homo noumenon), ce qu’il faut bien distinguer de ce qu’il est à un autre point de vue, en tant qu’il relève du monde physique, ou de ce qu’il est comme homme (homo phænomenon) ; l’idée de droit et celle de fin, rapportées à leur tour au devoir sous ce double point de vue, donnent lieu à la division suivante.