Page:Kant - Doctrine du droit.djvu/60

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III.

Comme les sujets, à l’égard desquels on peut considérer le rapport du droit au devoir (qu’il y ait lieu ou non de l’admettre), sont susceptibles de relations diverses, on peut établir à ce point de vue une nouvelle division.


DIVISION
FONDÉE SUR LE RAPPORT SUBJECTIF DES OBLIGEANTS ET DES OBLIGÉS.
1. 2.
Rapport juridique de l’homme
à des êtres n’ayant ni droit ni
devoir
.
Rapport juridique de l’homme
à des être ayant des droits et
des devoirs.
Vacat. Adest.
Car ce sont des êtres privés de
raison, qui ne nous obligent pas
et par lesquels nous ne pouvons
être obligés.
Car c’est un rapport d’homme à
homme.
3. 4.
Rapport juridique de l’homme
à des êtres n’ayant que des
devoirs et pas de droits.
Rapport juridique de l’homme
à un être n’ayant que des droits
et pas de devoirs (Dieu).
Vacat. Vacat.
Car ce seraient des hommes
sans personnalité (des serfs,
des esclaves).
Du moins dans la pure philo-
sophie, car ce ne peut être un
objet d’expérience.

Il n’y a donc que le n° 2 qui contienne un rapport réel entre le droit et le devoir. La raison pour laquelle il n’y en a point aussi dans le n° 4, c’est qu’il y aurait alors un devoir transcendant, c’est-à-dire un devoir auquel ne pourrait être donné, comme correspondant, aucun sujet extérieur capable d’obliger ; par consé-