Page:Kant - Mélanges de logique.djvu/17

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c’est, de toutes les figures d’un égal périmètre, celle dont la capacité est la plus grande. Cherchons-nous la raison des maux qui affligent ce monde ? Nous avons en conséquence la proposition : Le monde renferme beaucoup de maux ; ce que nous cherchons ce n’est pas la raison de connaître, car l’expérience que nous en avons nous en tient lieu, mais bien la raison d’être qui répond à la question pourquoi ou de contingence (fiendi), c’est-à-dire la raison qui, une fois posée, nous fait concevoir que le monde n’est pas antécédemment indéterminé par rapport à ce prédicat, mais qui nous permet de poser le prédicat de maux avec exclusion de son opposé. Ainsi la raison détermine l’indéterminé. Et comme toute vérité résulte de la détermination d’un prédicat dans un sujet, la raison déterminante n’est pas seulement le criterium de la vérité, elle en est encore la source. Si l’on s’en écarte, on trouve encore une multitude de possibilités, mais on ne trouve plus aucune vérité. C’est donc pour nous un point indéterminé que de savoir si la planète de Mercure tourne ou non autour de son axe, puisque nous n’avons pas une raison qui pose en principe l’une de ces deux hypothèses avec exclusion de son opposé ; chacun des deux cas reste possible, aucun d’eux n’est le vrai par rapport à notre connaissance.

Pour expliquer par un exemple la différence entre