Page:Kant - Mélanges de logique.djvu/86

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thématicien, lui, n’a qu’à rapprocher et comparer des notions données de quantité, notions claires et certaines, pour voir ce qui peut s’ensuivre.

§ II. Les mathématiques, dans leurs analyses, dans leurs preuves et leurs déductions, considèrent le général sous les signes in concreto ; la philosophie le considère par les signes in abstracto.

Ne traitant ici nos propositions que comme des conséquences immédiates fournies par l’expérience, j’en appelle, en ce qui regarde la présente, d’abord à l’arithmétique, soit générale ou qui traite des grandeurs indéterminées, soit particulière, ou qui traite des nombres où le rapport des quantités à l’unité est déterminé : dans l’une et l’autre, en premier lieu, les signes des choses, et non les choses mêmes, sont posés avec les indications particulières de leur augmentation ou de leur diminution, de leurs rapports, etc. ; ensuite de quoi on procède avec ces signes suivant des règles faciles et sûres, par transposition, addition, soustraction, et toute sorte de changements, de telle manière que les choses signifiées elles-mêmes sont, dans ces opérations, laissées tout à fait en dehors de la pensée, jusqu’à ce qu’enfin, dans la conclusion, la signification de la conséquence symbolique soit déchiffrée. En second lieu, j’en appelle à la géométrie, dans laquelle, lorsqu’il s’agit, par exemple, de (connaître les propriétés de tout