Page:Kant - Mélanges de logique.djvu/95

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


SECONDE MÉDITATION.
Seule méthode d’arriver au plus haut degré possible de certitude en métaphysique

Si la métaphysique n’est autre chose qu’une philo­sophie qui a pour objet les premiers fondements de notre connaissance, ce qui a été dit dans l’étude pré­cédente touchant la connaissance mathématique com­parée avec la philosophie, doit s’entendre également de la métaphysique. Nous avons vu des différences essentielles et considérables entre les deux ordres de connaissances qui font l’objet des deux sciences ; ce qui peut faire dire avec l’évêque Warburton, que rien n’est plus pernicieux pour la philosophie que les mathématiques, c’est-à-dire que l’imitation des ma­thématiques dans la méthode de penser, où elle ne peut être employée ; car, pour ce qui est de l’appli­cation de cette méthode dans les parties de la philo­sophie où se rencontre la connaissance de la quantité, c’est toute autre chose, et l’utilité en est immense. En mathématiques, je commence par la définition de mon objet, par exemple, d’un triangle, d’un cer­cle, etc.

En métaphysique, je ne puis jamais commen­cer ainsi ; et on fait autant de fautes qu’on débute de fois par la définition d’une chose à connaître ; la défi­nition est bien plutôt, presque toujours la dernière