Page:Karenin - George Sand sa vie et ses oeuvres T4.djvu/291

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discontinuer, pendant quelque cinq années, jusqu’en 1856 à peu près. C’est ainsi que le 11 janvier 1851 fut jouée à la Porte-Saint-Martin par l’ami de l’auteur, Bocage, une pièce champêtre, Claudie, comme qui dirait un conte berrichon de George Sand mis en scène. Elle eut un grand succès. Le 10 mai de la même année on représenta, à la Gaieté, Molière. Puis viennent : le Mariage de Victorine, représenté au Gymnase le 26 novembre 1851, les Vacances de Pandolphe, comédie qui eut sa première le 3 mars 1852 au même Gymnase et qui est écrite dans le style des masques italiens sur lesquels Mme Sand fit un article en cette même année. Le 1er septembre 1852 on joua le Démon du foyer, au Gymnase. Une année plus tard, en septembre 1853, année où parurent les Maîtres sonneurs, on représenta, toujours au Gymnase, le Pressoir, drame champêtre dans le genre du Champi et de Claudie. Deux mois plus tard, le 28 novembre 1853, on donna, à l’Odéon, une pièce tirée par George Sand de Mauprat. Moins d’une année après, le 31 octobre 1854, George Sand revint au Gymnase avec Flaminio, tiré du roman de Teverino, (nous en avons parlé au chapitre vu du volume précédent). Onze mois plus tard, on joua, à l’Odéon, Nello-Favilla ; six mois après lui, le 16 février 1856, au Gymnase, Lucie ; le 3 avril de la même année, à l’Odéon, Françoise (destinée d’abord sous le titre de l’Irrésolu à la Comédie-Française). Enfin neuf jours à peine après cette dernière pièce, le 12 avril 1856, on représenta à ce Théâtre-Français le Comme il vous plaira de Shakespeare, arrangé par George Sand. C’est ainsi que de la fin de 1850 au commencement de 1856 George Sand écrivit et mit en scène douze pièces et la treizième, Marielle, prototype de Molière, fut imprimée dans la Presse vers la fin de 1851. Et combien de pièces encore ne virent pas le feu de la rampe à Paris et ne furent écrites que pour Nohant !

Nous ne dirons rien de Claudie. Le lecteur trouvera l’analyse de cette pièce et le récit de nos impressions personnelles lors de sa représentation à la fête du centenaire en 1904, dans le dernier chapitre de ce volume[1]. Rappelons seulement quelques curieux

  1. Publié déjà dans la Rousskaya Mysl en septembre 1904.