Page:Kempis - De l’Imitation de Jésus-Christ, traduction Brignon, Bruyset, 1718.djvu/131

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



CHAPITRE XII.
Que c’est par la Croix que l’on va au Ciel.

CEtte parole semble rude à beaucoup de gens : Renoncez à vous-méme, prenez vôtre Croix, & suivez Jesus.

Mais ils trouveront un jour cette autre parole beaucoup plus terrible : Retirez-vous de moi maudits : allez au feu éternel[1].

Ceux qui se plaisent maintenant entendre parler de la Croix, & qui l’embrassent de tout leur cœur, 110 craindront point alors de s’entendre comdamner au feu de l’enfer.

Ce Signe auguste de la Croix, paroîtra dans l’air[2], lorsque le Seigneur viendra pour juger le monde.

Les disciples, les imitateurs de Jesus crucifiez, s’approcheront alors de son Tribunal avec une grande confiance.

Pourquoi donc craignez-vous tant de porter la Croix, par où l’on monte dans le Royaume éternel ?

Nôtre salut, nôtre vie, nôtre assurance est dans la Croix : c’est par la Croix que nous recevons les consolations du Ciel, le don de la force, la joye & la vigueur de l’esprit : enfin la Croix est un trésor qui contient toutes les vertus & toute la perfection de la sainteté.

C’est en vain qu’on en cherche

  1. Matt. 25. 41.
  2. Matt. 24. 30.