Page:Kempis - De l’Imitation de Jésus-Christ, traduction Brignon, Bruyset, 1718.djvu/189

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il faut que vous soyez pour être bien avec moi.

Vous ne devez pas avoir moins d’inclination pour les souffrances, que pour les délices, ni moins d’amour pour la pauvreté que pour les richesses.

Le Disciple.

Seigneur quelque Croix qu’il vous plaise de m’envoyer, je la porterai avec joye.

Je veux recevoir aussi volontiers de votre main, les maux que les biens, les amertumes que les douleurs, les adversitez que les prospéritez, & vous rendre de continuelles actions de graces pour tout ce qui m’arrivera par l’ordre de vôtre divine Providence.

Préservez-moi de tout peché ; & je ne craindrai ni mort, ni enfer.

Ne me rejettez pas pour toûjours ; ne m’effacez pas du Livre de Vie : c’est toute la grace que je vous demande ; & quoi qu’il arrive après cela, je suis certain que rien ne me pourra nuire.


CHAPITRE XVIII.
Qu’il faut souffrir constamment les misères de cette vie à l’imitation du Sauveur.
Le Maistre.

Mon fils, je suis descendu du Ciel pour votre salut : j’ai pris sur moi vos miseres, non par force