Page:Keralio - Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié - Tome 5 - 1808.pdf/107

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délices, et que je lui ai dérobé, sans même qu’il ait daigné s’en appercevoir ; mes diamants peuvent fournir à un état obscur et tranquille. S’il n’est pas possible que ma fille retrouve son rang sans risquer sa vie, alors je veux qu’elle la passe dans l’ignorance de son sort. Croyez-en ma triste expérience ; ce n’est pas la fortune seule qui fait le bonheur. Adieu, M. Melvil, ma main tremblante se refuse à tracer ces derniers mots, mes yeux distinguent à peine ; je ne vis plus que pour pardonner à Milord, et donner à ma fille ma