Page:Klein - Modorf-les-bains, 1888.djvu/130

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pratique que le traitement médical, l’attention que l’on doit porter sur la constitution, sur l’état général, ont une importance évidente qu’on ne saurait méconnaître ; que la réaction des tissus organiques, leur résistance à la cause morbifique, paraissent décider la question de la guérison bien plus que les mesures de destruction mises en œuvre contre l’élément morbifique. Les autopsies indiquent à l’anatomo-pathologiste que la guérison des lésions phthisiques a été obtenue par la suppuration (respectivement par la cicatrisation) ou par la calcification des dépôts. Les recherches microscopiques démontrent d’autre part que certains corps chimiques ou médicamenteux, les sels de mercure, l’arsenic, l’acide phénique, la quinine, les préparations d’acide salicylique, sont capables de tuer les bacilles tuberculeux, quand ceux-ci sont mis en présence de doses assez concentrées de ces médicaments. On leur a donné en conséquence la qualification de germicides ; mais, si leur puissance est démontrée sur la plaque du microscope dans le laboratoire de l’expérimentateur, il n’en est plus de même quand il s’agit d’essayer leur efficacité contre les éléments tuberculeux, répandus dans le sang ou fixés dans les tissus vivants. Néanmoins, il est reconnu que ces agents chimico-physiologiques exercent un effet très-favorable sur la fièvre, le symptôme capital de la phthisie, et dont la présence ou le manque déterminent le pronostic de la maladie. Que se passe-t-il au fond pendant le séjour de ces substances dans notre organisme ? Agissent-elles sur la fonction physiologique de la calorification, et leur action se borne-t-elle à ramener le thermomètre à 37 ½ ? Agissent-elles, en détruisant les leucomaïnes et ptomaïnes, matières élaborées par la végétation des bacilles, comme l’alcool est engendré par la vie d’un champignon microscopique, qui se nourrit de sucre et transforme celui-ci en une matière excrétoire qui est l’alcool ? Ou bien tuent-elles les bacilles directement ? J’incline pour cette der-