Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/184

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ciel qui vous envoye, par pitié ! Au nom de ce même ciel, qui a mis dans votre âme ce sentiment d’humanité, envoyez quelqu’un porter cela au village prochain. Tout à l’entrée est une chaumière. C’est là qu’on trouvera une femme mourante. C’est ma mère, hélas ! S’il en est temps encore, sauvez-lui la vie, et mes derniers momens seront consacrés à vous bénir.


Amélie.

Pauvre jeune homme !… Vous n’êtes pas un malfaiteur, n’est-ce pas ?


Frédéric.

Ah ! je suis un malheureux, un infortuné digne de toute votre pitié.


Amélie.

Eh bien ! gardez ceci pour vous, et j’aurai soin d’envoyer à votre mère et tout de suite… tout ce dont elle aura besoin.


Frédéric.

Ange consolateur, dites, qui êtes-vous ? Ah ! Que votre nom soit béni à jamais dans ce ciel, où dans quelques momens, peut-être, je serai appelé à comparaître.


Amélie.

Je me nomme Amélie, fille du baron de Wildenheim, seigneur de ce château.


Frédéric.

Ciel !


Amélie.

Qu’avez-vous ?