Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/217

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autr’ paysans, nous ne sommes pas si bêtes. Nous savons bian qu’il n’y a que des piarres là-dessous.


Wilhelmine.

De grâce, mon cher Lucas… par pitié… retournez encore une fois…


Lucas.

Allons, je le veux bian ; peut-être qu’à force de voir, je le ferons venir.




Scène II.


WILHELMINE, BRIGITE.



Brigite.

Le pauvre garçon ! S’il savait tout ce qui nous est arrivé pendant son absence, et comme pendant qu’il se tournait et se retournait de droite et de gauche pour attraper queuque petite chose, le bon Dieu, qui est toujours là, dà… nous a bien aidé sans lui !


Wilhelmine.

Je suis dans des transes… je me meurs d’inquiétude…


Lucas, accourant.

Je crois avoir apperçu de loin monsieur le pasteur, qui venait par ici.


Wilhelmine.

Par ici… Vient-il vous voir quelquefois ?


Brigite.

Vraiment oui : Oh ! c’est un homme juste et bon. Te souviens-tu, Lucas, du jour que la vache !