Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/237

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LE ZOMBI DU GRAND-PÉROU


            Sa main n’est pas moins bien formée ;
On croit, en la touchant, manier du satin ;
            Aussi l’objet le plus mutin
Voit passer sa fureur ainsi qu’une fumée,
            Quand la comtesse à main armée
            Combat le soir ou le matin
            Et quand la mèche est allumée.

            Si mon âme avait la blancheur
            De son aimable corps d’ivoire,
            Ce serait un ange de gloire,
Au lieu que le Démon n’est pas si grand pécheur.

            Pour ses pieds, ce sont deux créoles
            Robustes à la vérité,
            Mais toujours pleins de saleté,
            Et dans ma libéralité
Je n’en donnerais pas seulement deux oboles.

            À tout ceci doit être joint
Qu’elle a pour le plaisir une fort bonne couche.
            Si je ne dis rien de sa bouche,
            Lecteur, c’est qu’elle n’en a point.