Page:L’Alcoran (traduction de Du Ryer).djvu/128

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
120 L’ALCORAN.  

nous leur avons envoyé abondance de pluye, nous avons fait couler les fontaines aux lieux de leur habitation ; apres ce, nous les avons exterminé à cauſe de leur peché, & avons eſtably en leur place un peuple nouveau. Nous t'avons envoyé l’eſcriture eſcrite en velin, les infidelles l'ont maniée avec leurs mains, néantmoins ils ont dit que ce n'eſt que ſortilege evident & un enchantement, qu'ils n'y croiront pas s'ils ne voyent deſcendre un Ange qui là confirme. Si nous leur avions envoyé un Ange ils auroient eſté exterminez par ſa preſence, où nous l'uſſions envoyé ſous la figure d'un homme ſemblable à eux & veſtu comme eux. Ils ſe ſont mocqués des Prophetcs & des Apoſtres qui t'ont precedez, la mocquerie eſt tombée ſur ceux qui les ont meſprisez ; Dis leur, cheminez par le monde, & considerez qu'elle eſt la fin de ceux qui abjurent la loy de Dieu, dis leur, à qui eſt tout ce qui eſt au Ciel & en la Terre ? il eſt à Dieu, il veut employer ſa miſericorde pour vous ſauver, ſans doute il vous aſſemblera tous au jour du Jugement ; neantmoins les infidelles ne croyent pas en ſon unité, ils ne conſiderent pas que tout ce qui ſe meut de nuit & de jour, & que tout ce qui eſt au monde eſt à ſa divine Majeſté, il entend tout & ſçait tout, dis leur, demandez vous autre protection que celle de Dieu tout-Puiſſant, Createur du Ciel et de la Terre ? il nourrit toute choſe, & rien ne le nourrit; j'ay receu commandement d'embraſſer le premier la loy de ſalut.