Page:L’Alcoran (traduction de Du Ryer).djvu/188

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162 L’ALCORAN.  

demeureront eternellement, il y a chez Dieu une tres grande recompenſe. O vous qui croyez, n’obeïſſez pas à vos peres et à vos freres qui ayment mieux suivre l’impieté que la foy : ceux qui leurs obeyront auront tres-grand tort, ſi vos parents, vos amis, les biens que vous avez gagnez, la crainte de perdre vos richeſſes, et l’apprehenſion de la pauvreté, ont plus de pouvoir ſur vous que Dieu & ſon Prophete, & qu’ils vous empeſchent de combattre pour la foy le commandement de Dieu ſera executé contre vous, il ne conduit pas les meſchans, & vous a protegé en pluſieurs occaſions. Souvenez-vous de la journée de Hanin que vous eſtiez joyeux du grand nombre de vos gens, il vous fut inutile, la peur vous faiſoit trouver la terre eſtroite pour fuyr, & avez tourné le dos comme vaincus : Souvenez-vous qu’alors Dieu mit ſon Prophete & les vray-croyans en lieu de ſeureté, &qu’ils envoya des troupes inviſibles pour chaſtier les infidelles il pardonne les pechez à qui bon lui ſemble, il eſt clement et misericordieux. O vous qui croyez en Dieu, les infidelles ſont des gens immondes, ne permettez pas qu’ils entrent dans le Temple de la Meque apres cette année, ſi vous avez peur de la neceſſité Dieu vous enrichira de ſa grace, s’il luy plait, il ſçait tout , il eſt tres-Prudent. Combattez ceux qui ne croyent pas en Dieu ny au jour du Jugement, qui ne deffendent pas de faire ce que Dieu a deffendu, ny ce que