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1718 : « d’or à deux fasces de gueules et une étoile de même en abîme. »

XI.

MATHÉE, ou Matilde, de Corcop. — Cette abbesse passait, en 1213, un traité avec le Maître des Hospitaliers de Jérusalem en Bretagne, relativement aux possessions de cet Ordre militaire et hospitalier à Tinténiac.

En 1223, elle réglait avec le recteur de Tinténiac leurs droits respectifs concernant le prieuré et la paroisse de Tinténiac, dont l’abbaye jouissait à titre de ferme, ce qui ne laisse pas que d’être assez curieux.

Matilde reçut du Chapitre de Rennes, en 1230, le don de la chapelle Saint-Sauveur de la Cité. Elle fondait en 1231 une chapellenie dotée de vignes situées sous le fief de Cleuné, près de la Magdelaine, aux faubourgs de Rennes. Enfin, en 1235, elle ratifiait les dons faits par un de ses vassaux à l’abbaye de Savigné. Matilde mourut cette même année 1235, le 1er jour de mai, disent les documents du monastère.

Armes : « d’hermines au croissant de gueules, au chef de même. » (Ms. de 1718.)

XII.

ALIX, ou Adélaïde, de Champagne. — Messire Jehan Gicquel, évêque de Rennes, la bénit abbesse en 1235 ; elle appartenait à l’illustre famille des comtes palatins de Champagne, alliée aux rois français de Jérusalem. Alix mourut en 1250.

Armes : « d’azur à une bande d’argent accompagnée de deux cotices potencées et contre-potencées d’or de treize pièces. »