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lance guerrière sont le digne apanage de la fille des preux.

Le 5 août 1309, elle accorda au duc de Bretagne la permission de lever sur ses vassaux de Tinténiac, pendant trois ans, un fouage de 20 sous, pour la réédification du château de Hédé.

Décédée en 1405, elle fut inhumée au Chapitre de son abbaye, où, du temps du P. du Paz, on lisait encore sur sa pierre sépulcrale l’inscription suivante : « Cy gist dame Juliane du Guerclin, en son vivant abbesse de céans, qui trespassa le xij. de mars l’an M.CCCC.V. »

Julienne était l’aînée de six filles, dont une, Agathe, fut aussi religieuse de Saint-Sulpice et prieure des Couets après sa sœur ; de ses quatre frères le plus illustre, l’immortel conm table, la gloire de sa race et le boulevard de la France contre l’invasion anglaise, est resté une des plus grandes ligures historiques de son époque.

Armes : « d’argent à l’aigle esployée de sable, membrée et becquée de gueules, à la colice de même brochant. »

XXIV.

ISABEAU (ou Elizabeth) Turpin, de l’illustre Maison Turpin de Crissé, en Poitou, fut d’abord religieuse au monastère de Saint-Sulpice et prieure de Teülay. Bien qu’élue canoniquement par la majorité des prieures et des religieuses de Saint-Georges, elle ne prit pas sans contestation possession de l’abbaye. Philippotte de Saint-Pern, dame de la Buharaye, se prétendant élue par une partie de la communauté, obtint l’appui de l’évêque de Rennes, Anselme de Chantermerle, en 1405 ; elle intenta un procès à Isabeau Turpin et au Chapitré de Saint-Georges, qui formèrent appel en Cour de Home. Philippotte produisait, au soutien de sa prétention, un mandement de la chancellerie de Bretagne du 30 juin