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VIN
VIO
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« toute l’année en fut plus chère en Flandres. » (Froissart, III, f. 166.) — 3° Fourniture en vin : « Pourront brasser et faire brasser cervoise pour « leur boire, vinée et sustentacion. » (Ordon. V, f. 223.) — 4° Mêlée de vin : « Il n’y avoit aucun « morceau de chair, non pas seulement une miette « de fromage moisi, ni en son baril aucune eau « vinée de laquelle il peut abbreuver sa bouche « sèche et altérée. » (Merl. Coccaie, I, f. 93.)

Viner. Vendanger. (Colgrave.)

Vinette. Oseille : « Les salades sont bonnes de « câpres, laitues, sicorées, pimpenelle, vinette, « pastinades et plusieurs autres bonnes herbes. » (Tr. de b Noble-Dame. f. 115.)- « Ne faisoit gueres « d’eslat de messire Jelian principalement ayant eu « l’argent qu’elle prelendoit, c’esloit autant de « vinette cueillie. » (Moy. de parv. f. 27C.) Vingnée. Vinée, vendange :

Hiaus siro Dieus, roi debonere,

Oui le pooir avez de fera

Voslre plesir communaument

Puis voslre ressusciteraent

Ne feitcs telle vinqnéc

Comme eUe est oùan devinée. {.Vs. ’7218, f. SU.] Vingt. Expressions : « Fut pris des Anglois un « valet d’un gentilhomme delà maison du roy qui « esloitdes vingt escus. » (Mém. de Comm. f. 270.)

— Gentilshommes de la maison du roi, au nombre de deux cents ; ils portaient des haches et recevaient vingt écus par mois, sous Louis XI, Charles VIII, François 1". — » La septième année qui « est l’âge de la dernière croissance du corps et de « la teste (pourveu qu’il soit toujours dans un " mesmc païs ; il pourra porter seize, dix huit, 1 vingt et .jus(iues à vingt quatre ; c’est le temps « qu’on le peut qualifier cerf de dix cors. » (Sain. Vénerie, f. 70.) — « Nous vous mandons que, par « toutes nos monoies. vous faciez faire monoie <■ vingt quatrième. » (Ord. II, f. 321.) Vingtième. « Droit par lequel le seigneur fondé « en tiîie prend la vintieme partie des fruiclscroissantsensa terre, ou de quelques espèces de « fruicts seulement, selon les conventions. Ce droit « est ou réel ou personnel. Le réel est dii par les « fonds mesmes, et est appelé tasche en Dau[)hiné « et en Provence. Le personnel est dû par les sujets « à leur seigneur pour construire et maintenir îi « ses dépens les murailles du bourg ou de l’enclos « du château pour leur seureté et la conservation • de leurs meubles, moyennant la vintieme partie « des bleds et du vin ([u’ils recueillent qu’ils sont « obligés de lui bailler. Ce droit fut établi à l’occasion des guerres qui étaient entre Charles V roi « de France et Aimé VI comte de Savoie. » (Laur.) Vinier. A Lyon, le chef du corps des marchands devin s’appelait « prince des vi ?jjers. » (Du Gange, sous Vinarius.)

Vinjoie. Droit sur le vin :

Quant la queue du vin est vuide,

Que les coureurs ont leur estuide. Pour leur megis et peaulx courrer De venir les queues raser

Pour la vinjoie avoir et prendre. (Desch. f. ATA.) Vinot, Petit vin. (Cotgr.)

Viiioterie. Boutique de marchand de vin : « Es » boutiques de blaslerie, vinoterie et draperie. » (Etat de la France sous François II, par la Planche, page CC9.)

Vintenier. Qui commande à vingt hommes. (Colgrave.)

Viniim et species. Mots latins ; vin et épiées : « Donner vinnm et species (épices), » à une personne pour un bon mot. (Brant. sur les duels, 789.) Vinzellois. » La seigneurie de Vinzelles est " des plus seigneurialles du Masconnois ; et entre « plusieurs beaux droits a cestui de pouvoir ériger " et percevoir pour les lodz et investitures des " ventes et acquêts la tierce partie du prix que les « héritages de sa directe sont venduz : tels lodz « sont dits lods vin :: :ellois ; l’abolition des mains « mortes a engendré ce droit. » (S. Jul. Mesl. IlisL p. 509.)

Vioge. Vif ; Salomon enferma les diables et <■ soudainement après furent les hommes joyeux, « contents, sains, gays, drus, hubis, vioges, alaigrès. » (Despér. Cont. 1, p. 93.) Violîincc. Violence : " Comme aucunes gens <i qui font chambres quoyes ou autres violances ou a villaines choses en leur héritage pour endommager leurs voisins ou à villainier eulx et leurs « choses. » (Ane. Coût, de Bref. i. 92.) Violant. « Bleu violant, » tirant sur le violet. (Sicile, Blason des coul. p. 32.) — « Gris violant. • (Id. p. 31.)

Viohinter. Faire violence. (Monet.) Viole. Violette : • On vend bien icy encores X d’autres graines comme des œillets d’Alexandrie, " des viute’s malronales. » (Rabel. Lell. p. 30.) Tous li’s chans que chantres font Soit pour l’église ou pour querole, En harpe, en rotte ou en viole. (Guci Très, de Vcn. 8.) Violecte. Violette : « Le dit seigneur de Loise- " lench, sur ung très puissant destrier, armé de • toutes ses armes, fors du chief sur lequel il portoit ung très bel chappel de diverses violeetes. » (J. de Saintré, p. 329.)

A’iolcuce. « Force fecte qu’en Normandie on a appelle escherpelerie, ou en autres lieux violence, « si comme de tollir à aultruy le sien en voye, ou « en chemin, par les champs’, ou en lieu public, • contre son gré, ja çoit ce qu’on ne tue ou mehaigne de son corps. » (Bouteill. Som. rur. lit. 28, p. 171.)— Tantost furent appareillées les nourrices qui dévoient les enfans garder au temple « pour six jours, et la chevalerie que le temple " devoit garder, lesquelz n’y firent violence. • (Percef. 1,’L 103.)

Violent. « Toutes choses fort violentes sont—