Page:La Fin d'une légende, ou la Vérité sur l'Arabe, par un vieil Algérien (1892).pdf/12

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La fin d’une légende ou la vérité sur l’arabe


Peu d’Algériens, voire même parmi les fonctionnaires chargés de les administrer ou les Colons vivant avec eux, connaissent bien les indigènes.

Cela s’explique facilement : Nul peuple, en effet, n’est plus difficile à étudier, à analyser que le peuple arabe. Ses mœurs, ses habitudes, sa religion, la duplicité de son caractère, son orgueil fanatique, sa dissimulation, tout semble s’unir pour lui faire cacher à nos yeux sa vie privée et les actes intimes de son existence.

Pour l’arabe, le Français voilà l’ennemi ; en disant Français, nous voulons dire l’européen, car dans l’appellation méprisable de Roumi l’arabe englobe tout homme non musulman, non circoncis surtout, vêtu à l’européenne et le chef couvert d’une coiffure maudite, chapeau ou casquette, qu’il soit Russe, Espagnol, Italien ou Anglais, il professe pour lui le même dédain haineux et jaloux.