Page:La Fin d'une légende, ou la Vérité sur l'Arabe, par un vieil Algérien (1892).pdf/19

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existence : huit jours après, il était chassé de son domicile, abandonné par ses correspondants, mis à l’écart par les quelques jeunes gens qu’il avait groupé autour de lui et, enfin, réduit à vivre d’expédients en compagnie de proxénètes et de filous.

Jusqu’à son départ de la capitale, ce malheureux fit tous les métiers, même les plus honteux, vendant sa jeunesse et sa vigueur de musulman à des femmes sans nom. — Jamais, il n’eut un instant l’idée que sa conduite était coupable.

Il rentra dans son pays, malgré lui, avec le regret de n’avoir pu continuer ses études dans la ville-lumière.

« Ab uno disce omnes » dirons-nous avec raison, car, s’il y a eu quelques rares exceptions, on peut affirmer que l’histoire de ce jeune meslem, serait celle des quatre-vingt-dix-neuf centièmes de ses compatriotes placés dans les mêmes conditions.

Toutes les facultés, les tendances de la race arabe sont tournées vers le vice, la luxure, la paresse ; elle semble créée uniquement pour adopter et s’assimiler les défauts des peuples qui les gouvernent ou avec lesquels elle a des rapports suivis. Les premiers mots français, italiens ou espagnols qu’ils apprennent sont des injures ou des grossièretés ; les premiers actes qu’ils commettent