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DISCOURS

naturellement ami du nouveau et de l’extraordinaire, se transporte par la pensée dans les régions lointaines ; il s’identifie avec le navigateur ; il partage ses dangers, ses peines, ses plaisirs, et il en devient le compagnon inséparable par la diversité des objets qui l’attachent et qui alimentent sa curiosité.

Sous ce dernier point de vue, nul doute que des extraits de voyages, tels que nous en a donnés Prévost, dégagés de tous les détails fatigans et arides qui concernent l’astronomie et la navigation, ne soient plus agréables à lire que les originaux ; mais ces extraits ne sont point la source où les marins et les savans veulent puiser, parce que des matériaux ainsi passés au creuset de l’homme de lettres, d’où ils sortent brillans et légers, n’offrent plus le principe solide qui constitue la science et qu’on détruit en l’altérant.

Les auteurs ou traducteurs d’ouvrages du genre de celui-ci, ont presque tous donné l’indication des voyages qui avaient précédé celui qu’ils