Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
xxiii
PRÉLIMINAIRE.

jusqu’à nos jours ; du tableau de toutes les parties du globe où il reste des découvertes à faire, à terminer, ou des détails à connaître ; du tableau des saisons dans tous les parages des deux hémisphères, des vents régnans, des moussons, des courans, des rafraîchissemens, des secours à espérer, etc.

D’après ces bases serait dressée une instruction générale à donner aux chefs d’une grande expédition ; et pour éviter que plusieurs de leurs projets ne tendissent au même but, on diviserait entre les puissances maritimes d’Europe, la totalité des découvertes à faire, eu égard aux possessions et établissemens qui peuvent leur rendre ces entreprises respectivement plus faciles.

Si l’Angleterre, l’Espagne, la Hollande, le Portugal, la Russie, les États-Unis, et la France, voulaient faire les frais d’une expédition tous les trois ans, on peut assurer qu’avant vingt années la géographie serait à son plus haut période.

La France eût sans doute continué de favoriser les progrès de la géographie, si depuis plusieurs