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PRÉLIMINAIRE.

Le 30, après avoir constamment lutté contre des obstacles de toute espèce, il vit le cap Walsingam, situé à la partie la plus occidentale du détroit. Pour arriver promptement au fort du Prince-de-Wales, qu’il se proposait d’attaquer d’abord, il n’avait pas un instant à perdre, la rigueur de la saison obligeant tous les vaisseaux d’abandonner cette mer dans les premiers jours de septembre : mais dès qu’il fut entré dans la baie d’Hudson, les brumes l’enveloppèrent ; et le 3 août, à la première éclaircie, il se vit environné de glaces à perte de vue, ce qui le força de mettre à la cape. Cependant il triompha de ces obstacles ; et le 8 au soir, ayant découvert le pavillon du fort du Prince-de-Wales, les bâtimens français s’en approchèrent en sondant jusqu’à une lieue et demie, et mouillèrent par dix-huit brasses, fond de vase. Un officier envoyé pour reconnaître les approches du fort, rapporta que les bâtimens pouvaient s’embosser à très-peu de distance. La Pérouse, ne doutant pas que le Sceptre seul ne pût facilement réduire les