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PRÉLIMINAIRE.

parages, il n’y a eu que M. de Bougainville, l’Alexandre, Frendship de Londres, M. de la Pérouse et l’interrogé qui y ayent été ; qu’en conséquence il présume que ce sont les débris du bâtiment de M. de la Pérouse[1], puisque l’Alexandre a été coulé dans le détroit de Macassa, et que Frendship est arrivé à port en Angleterre. Interrogé s’il avait vu sur les naturels du pays quelques hardes qui dénotassent qu’ils eussent communiqué avec des Européens, a répondu que ces Indiens étaient nus ; que le climat est très-chaud, et que, par leurs signes, il avait reconnu qu’ils avaient antérieurement vu des vaisseaux ; qu’il a aperçu en la possession de ces Indiens, des filets de pêche dont les fils étaient de lin, et dont la maille était de main-d’œuvre européenne[2] ; qu’il

  1. Le capitaine anglais ne donne plus comme une certitude que les débris aperçus soient ceux du vaisseau de la Pérouse ; ce n’est plus qu’une simple présomption. (N. D. R.)
  2. Bougainville trouva dans les pirogues qui tombèrent en son pouvoir, des filets à maille très-fines, artistement tissus. Il est probable que leur perfection a induit George Bowen en erreur. (N. D. R.)