Page:La Révolution française et l'abolition de l'esclavage, t5.djvu/215

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Adresse
à la
Convention nationale,
à tous les clubs
et Sociétés patriotiques,


Pour les Nègres détenus en esclavage dans les Colonies Françaises de l'Amérique, sous le régime de la République.



D’Adam nous sommes tous enfans,
La preuve en est connue,
Et que tous nos premiers parens
Ont traîné la charnue ;
Mais las de travailler enfin
La terre labourée,
L’un a dételé le matin,
L’autre l’après-diné.



Ô Vous, vrais français, représentans d'un peuple libre, et qui a tout hasardé pour rentrer dans les droits sacrés de l’homme, combien n’avez-vous pas prouvé que vous étiez digne de parcourir cette