Page:La Révolution française et l'abolition de l'esclavage, t1.djvu/67

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ment, raſſuré contre ces clameurs par l’utilité évidente de ces nouvelles meſures, a cru devoir y perſiſter. L’augmentation rapide de la culture & du Commerce national ont juſtifié la prévoyance.

L’événement mémorable qui a rendu l’Amérique Septentrionale à elle-même, exige de nouvelles combinaiſons politiques. Des peuples nouveaux, ſobres, & navigateurs, qui ne ſont riches qu’en denrées d’utilité première, ſe trouvant placés entre la France & ſes Colonies de l’Amérique, ne tarderaient pas à rompre les barrières qu’on voudrait leur oppoſer. Il vaut mieux accorder aux beſoins reſpectifs de nos Colons & des Américains du Nord, tout ce qu’on peut céder ſans bleſſer les intérêts de la Nation, que de cauſer, par des prohibitions mal entendues, une contrebande ſi générale qu’elle ſerait ſéditieuſe.

En aſſurant à la Métropole tous les produits des Colonies, ſoit quelle puiſſe, ou ne puiſſe pas ſubvenir à leurs beſoins, ce ſerait oçcaſionne aux Colons des pertes qui ne tarderaient pas à ſe faire reſſentir dans toute la nation. Un Arrêt du Confeil d’Etat du 30 Août dernier, qui a ſupprimé ces anciens entrepôts du môle & de Ste. Lucie, & en a ſubftitué

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