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Septentrionale, les marchés ou ſe vendent leurs produits, dans toute l’etendue du monde, & la recette générale de ces produits, dans le ſein du Royaume.

Les denrées que l’on exporte des Iles Françaiſes s’élèvent chaque année à cent cinquante millions[1]. Les habitations de St. Domingue fourniſſent les deux tiers de cette ſomme, qui, ſe prenant ſur les conſommateurs de tous les pays, forme en réaction une circulation que l’on ne peut calculer à moins de ſix cents millions : cette ſomme immenſe ſe répartit entre les Ouvriers & Manufacturiers en tout genre, les Prépoſés aux Fermes Royales, les Banquiers, Négocians, Navigateurs, les Colons & leurs fubordonnés, enfin à un peuple innombrable, aux profits du quel les lois excluſives de toute importation étrangère ne tarderaient pas à apporter une diminution confiderable.

Car pour produire il faut cultiver : empêcher les Colons de ſe procurer les fournitures dont ils ont beſoin au meilleur marché poſ-

  1. Sans y comprendre le prix des melaſſes & ſirops.