Page:La Revue de Paris 1907 tome6.djvu/531

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de l’hôtesse épuisée à qui ses hôtes apparaissent simplement comme des points tournoyants dans un caléidoscope de fatigue. Puis son attention se fixa tout à coup, et elle s’empara de miss Bart avec un geste confidentiel :

— Ma chère Lily, je n’ai pas eu le temps de vous dire un mot ; et je suppose que vous êtes maintenant tout près de partir. Avez-vous vu Evie ? Elle vous a cherchée partout : elle voulait vous confier son petit secret ; mais vous l’avez sans doute déjà deviné. Les fiançailles ne seront officielles que la semaine prochaine… mais vous êtes si liée avec M. Gryce que tous deux désiraient que vous fussiez la première avertie de leur bonheur.


EDITH WARTON

(À suivre)

Traduit de l’anglais par charles du bos