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LES CONCILES BOUDDHIQUES.


le Vinaya, Ānanda sur le Dharma. On « chante », en commençant par les quatre Parājikas, le double Vinaya (ubhato-vinaye[1]) ; on chante les cinq Nikāyas, en commençant par le Brahmajāla. Kāçyapa dirige la récitation : « Où a été proclamé le premier Pārājika ? Concernant quelle personne ? Relativement à quel sujet ? .. » Et Upāli de répondre sur le sujet, l’occasion, l’individu mis en cause, la proclamation, la répétition de la proclamation, la faute, les cas de non-responsabilité. — Pour les Nikāyas (Dhamma[2]), l’interrogation ne porte que sur le lieu où a été prononcé le Sutta, et la personne à laquelle il fut adressé[3].

§ 9. Ānanda, qui n’avait pas été interrogé sur le Vinaya, — et d’ailleurs la méthode adoptée ne permettait d’initiative qu’au président, — Ānanda prend la parole. « Alors le vénérable Ānanda dit aux theras : « Le Bienheureux, au moment de sa mort, m’a parlé ainsi : Quand je serai

    Un messager lui porte la requête de l’assemblée. Gavāmpati s’étonne que Kāçyapa gouverne le Saṁgha, interroge le messager, et se consume dans un feu divin (1).

    Toujours d’après la même source, Kāçyapa renouvela la même tentative, mais avec le même résultat, auprès de plusieurs autres saints, déjà en possession de séjours célestes. On renonça dès lors à convoquer les saints absents et on décida qu’aucun membre de l’assemblée n’entrerait dans le nirvāṇa avant la fin des travaux.

    (1) D’après Suzuki, le Sarvāstivādivinaya, le Prajñāpāramitāçāstra et la « Compilation de Kāçyapa » disent que quatre fleuves (?) sortent du corps transfiguré en proclamant des gāthās appropriées.

  1. C’est-à-dire le Vinaya des religieux et celui des religieuses.
  2. « Le Dharma doit comprendre ici l’Abbidhārma » (Kern, Gesch. II. p. 234, n. 5.), Voir ci-dessous, p. 21.
  3. Nous parlerons de l’œuvre scripturaire attribuée au concile par nos diverses sources quand nous étudierons les relations des canons.