Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/151

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Beauperthuis.

Vous l’avez fait sauver…


Fadinard.

Pour qui me prenez-vous ? (Il saute de nouveau.)


Beauperthuis.

Qu’avez-vous donc à sauter, monsieur ?


Fadinard.

Des crampes… ça vient de l’estomac.


Beauperthuis.

Parbleu ! je vais interroger ce factionnaire…


Anaïs, à part.

Dieu !


Fadinard, le retenant brusquement.

Non, monsieur… c’est inutile. (À part, regardant Emile.) Bravo !… il scie la corde… (Haut.) Il ne répondra pas… il est défendu de parler sous les armes !


Beauperthuis, cherchant à se dégager.

Mais lâchez-moi donc !


Fadinard.

Non… vous allez vous mouiller. (Il le couvre plus que jamais et saute.)


Tardiveau, revenant de la droite et stupéfait de voir un factionnaire.

Un factionnaire à ma place !


Anaïs.

Passez au large.


Beauperthuis.

Hein !… cette voix !