Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/199

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Coquenard.

Je cours chez moi, et, si madame Coquenard n’a pas son ombrelle…

Il remonte.


Madame Coquenard, entrouvrant la porte.

Les verrous sont mis… impossible de sortir.


Machavoine, l’apercevant.

Ah ! fichtre !… la voilà !… la voilà !

La porte se referme vivement.


Chiffonnet.

Misérable !


Coquenard, courant à la porte.

Ouvrez, madame, ouvrez !


Chiffonnet.

Coquenard ! vous oubliez que vous êtes chez moi !


Coquenard.

Monsieur !… rendez-moi ma femme, et après nous causerons !

Il frappe sur la porte.

Air de Madame Favart

Oh ! dussé-je enfoncer les portes,
Ma femme est là… je la verrai.

Chiffonnet, à Machavoine

De chez moi, je veux que tu sortes.

Machavoine, montrant son traité

Trent’ mill’ francs… et j’obéirai.


Coquenard, parlé.

Ouvrez, madame !… ouvrez !

Chiffonnet

Mon Dieu, si je pouvais le tordre !