Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/293

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La Baronne.

En effet, qu’avez-vous donc, Saint-Germain ?…


Saint-Germain.

Madame la baronne m’honore, c’est les bronches.


La Baronne, indiquant la fenêtre ouverte.

Et vous restez là, entre deux airs ?…

Elle va à sa toilette.


Saint-Germain.

Madame m’honore.

On entend sous la fenêtre la musique bruyante d’un quadrille.


La Baronne, se retournant.

Hein ?


Marie.

C’est encore la musique de ce vilain bal public…


Saint-Germain, à part.

Ça fait trois airs.

La musique continue, Marie et Saint-Germain marquent machinalement la mesure du quadrille par un mouvement de tête et de hanches.


La Baronne.

Ah ! oui… n’appelle-t-on pas ça le bal Mabille ?… charmant établissement, qui est venu se placer juste sous les fenêtres de mon hôtel… et qui me forcera à déménager. (À Saint-Germain, qui s’arrête tout à coup dans sa cadence.) Mais, Saint-Germain, fermez donc cette fenêtre…

Marie court à la fenêtre.


Saint-Germain.

J’y songeais…


Marie, apercevant la cage et la prenant.

Ah ! mon Dieu ! Et la perruche que j’ai oublié de rentrer !…

Elle donne la cage à Saint-Germain et ferme la fenêtre.