Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/360

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Pontbichet.

Qui va là ?


Dardard.

Moi !… un jeune homme pressé… Je bous, je brûle, je flambe !


Pontbichet, descendant de son lit et passant un pantalon après avoir allumé une bougie à sa veilleuse.

Ah ! mon Dieu !… est-ce que le feu serait à la maison ?


Dardard.

Dépêchez-vous donc !


Pontbichet.

Que diable ! donnez-moi le temps de passer un pantalon. (À part.) Ces pompiers sont d’une impatience !…


Dardard.

Je vous attends.

Il sonne de nouveau et sans discontinuer.


Pontbichet.

Un instant donc !


Dardard.

C’est pour vous empêcher de vous rendormir.


Pontbichet, allant ouvrir.

Voilà, pompier, voilà !… mais, si c’est pour faire la chaîne… je suis enrhumé. (Apercevant Dardard.) Un inconnu !… sans casque ! Monsieur, que voulez-vous ?


Dardard.

Monsieur, je voudrais causer avec vous.


Pontbichet.

Causer ! ah çà ! quelle heure est-il ?


Dardard.

Deux heures du matin… Mais ça ne fait rien… je n’y tiens plus ! je n’y tiens plus !