Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/392

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Pontbichet.

Pourquoi ? Colardeau, si tu avais des gants à envoyer en Angleterre, qu’est-ce que tu ferais ?


Colardeau.

Moi ?… je les mettrais aux messageries.


Pontbichet.

Je vais te mettre sur la voie… Tu en ferais deux ballots… dans l’un… (Changeant d’idée.) Non, c’est trop fort pour toi.


Dardard, dans la coulisse, plus haut.

Je vous demande la main de votre fille !


Une voix de vieille femme, répondant.

J’ai mes pauvres… je ne peux rien vous faire !


Pontbichet.

Tu vois… ils sont à peu près d’accord… cependant je vais lui donner un coup de main… Adieu, Colardeau.


Colardeau.

Mais écoutez-moi : si vous connaissiez mon amour…


Pontbichet, de la porte.

Je m’en bats complètement l’orbite… Adieu, Colardeau.

Il entre chez sa femme au fond, à gauche.


Scène IX

Colardeau, seul


Ah ! tu t’en bats l’orbite ! c’est ce que nous allons voir… Mais malheureux ! tu ne sais donc pas que ta fille… je l’ai entraînée au bord d’un précipice couvert de fleurs…